Ce que l'assurance de base paie chez le dentiste — et ce qu'elle ne paie pas
L'assurance obligatoire des soins (AOS) ne prend en charge les traitements dentaires qu'en cas d'accident ainsi qu'en cas de maladie grave et inévitable du système masticatoire. Tout ce qui relève du quotidien chez le dentiste — examens de contrôle, obturations ou traitements orthodontiques — est payé par les adultes eux-mêmes : ces coûts se situent tout simplement hors du catalogue des prestations de l'AOS.
Concernant l'exception de l'accident : qui est employé au moins 8 heures par semaine auprès d'un employeur est assuré contre les accidents par celui-ci (LAA) — un accident dentaire passe alors en règle générale par cette assurance. Les indépendants et les personnes sans activité lucrative ont en revanche besoin de la couverture accidents dans l'assurance de base.
Comment fonctionne l'assurance complémentaire dentaire
Les assurances complémentaires dentaires sont des assurances facultatives de droit privé selon la LCA. Elles prennent en général en charge une participation en pourcentage aux frais de traitement jusqu'à un maximum annuel. Pour les produits dentaires des assureurs partenaires d'easyall, la participation se situe le plus souvent entre 50 et 80 pour cent selon le produit ; les limites annuelles vont de quelques centaines à plusieurs milliers de francs, certains produits connaissant des limites nettement plus élevées. L'orthodontie n'est pas non plus incluse dans tous les produits.
Comparez donc d'abord la prestation, et seulement ensuite la prime : les éléments décisifs sont le taux de couverture, le maximum annuel et les traitements assurés. Les CGA du produit concerné font toujours foi — l'assistant easyall peut y consulter directement les conditions et les limites.
Examen de santé : le moment est décisif
Contrairement à l'assurance de base, il n'existe pas d'obligation d'admission dans les assurances complémentaires : l'assureur peut poser des questions de santé, émettre des réserves ou refuser la demande. Pour les assurances dentaires, l'examen est souvent particulièrement approfondi — un état dentaire ou un certificat du dentiste est fréquemment exigé.
Conséquence : si un traitement est déjà prévisible, il est le plus souvent exclu par une réserve, ou la demande est refusée. Le meilleur moment pour conclure est donc tant que les dents sont sans particularité — et non pas seulement lorsqu'un diagnostic a été posé. Répondez dans tous les cas véridiquement aux questions de santé : des indications inexactes peuvent compromettre le contrat.
Délais d'attente : la deuxième raison de conclure tôt
Les délais d'attente sont une deuxième raison de conclure tôt : certaines assurances complémentaires ne versent des prestations qu'après une certaine durée d'assurance — c'est justement répandu dans les assurances dentaires. Qui ne conclut qu'au moment où un traitement s'annonce arrive donc doublement trop tard : l'examen de santé exclut ce qui est prévisible, et le délai d'attente repousse en plus le début des prestations. Les CGA du produit indiquent si des délais d'attente s'appliquent, et lesquels.
Durée, résiliation et changement
De nombreuses complémentaires dentaires ont des durées minimales — souvent trois ans, parfois un an — avec des délais de résiliation le plus souvent de trois mois pour l'échéance. Le cadre légal est fixé par la LCA révisée (art. 35a) : toute assurance complémentaire maladie est résiliable au plus tard pour la fin de la troisième année, puis chaque année, moyennant un préavis de trois mois, sous forme de texte.
En cas de changement, la règle d'or s'applique : ne résiliez l'assurance dentaire existante que lorsque vous avez en main la confirmation d'admission écrite du nouvel assureur. Chez la plupart des caisses, la résiliation doit parvenir d'ici le 30 septembre pour que le contrat prenne fin au 31 décembre ; comme l'examen de santé, la confirmation d'admission et le délai de révocation de 14 jours prennent du temps, déposez la nouvelle demande idéalement d'ici la mi-août. En cas de demande via easyall, la lettre de résiliation est établie automatiquement dans les délais.
La complémentaire dentaire vaut-elle la peine ? Check-list pour adultes
Savoir si la complémentaire dentaire vaut la peine est en fin de compte une question de calcul — avec une différence importante par rapport aux autres complémentaires : seul ce qui n'est pas encore prévisible est assurable. Voici comment procéder :
easyall compare les complémentaires dentaires en partant des prestations. En cas de conclusion d'une assurance complémentaire via easyall, vous pouvez en outre recevoir un cashback — le calculateur en affiche le montant estimé.
- Connaître le principe : l'AOS ne paie qu'en cas d'accident ou de maladie grave et inévitable du système masticatoire — tout le reste relève de la complémentaire dentaire ou de votre porte-monnaie.
- Conclure tôt : tant qu'aucun traitement n'est prévisible — sinon, des réserves ou un refus menacent.
- Vérifier les CGA : taux de couverture, maximum annuel, inclusion de l'orthodontie et délais d'attente.
- Répondre aux questions de santé de manière complète et véridique.
- En cas de changement : ne résilier qu'après la confirmation d'admission écrite — réception par la caisse actuelle d'ici le 30 septembre pour une fin de contrat au 31.12.
Questions fréquentes
- L'assurance de base ne paie-t-elle vraiment rien chez le dentiste pour les adultes ?
- Presque jamais : l'AOS ne prend en charge les traitements dentaires qu'en cas d'accident ou de maladie grave et inévitable du système masticatoire. Les adultes paient eux-mêmes les contrôles, les obturations et les traitements orthodontiques — c'est à cela que servent les assurances complémentaires dentaires.
- J'ai déjà un traitement planifié — puis-je encore conclure maintenant ?
- Une demande est possible, mais l'assureur décide après l'examen de santé — souvent avec un état dentaire ou un certificat du dentiste. Les traitements prévisibles sont le plus souvent exclus par une réserve, ou la demande est refusée ; s'y ajoutent parfois des délais d'attente. Répondez dans tous les cas véridiquement aux questions de santé.
- Combien prend en charge une assurance complémentaire dentaire ?
- En règle générale, une participation en pourcentage jusqu'à un maximum annuel. Pour les produits dentaires des assureurs partenaires d'easyall, il s'agit le plus souvent de 50 à 80 pour cent selon le produit, avec des limites annuelles de quelques centaines à plusieurs milliers de francs. Les CGA du produit font foi.
- Puis-je résilier ou changer mon assurance dentaire ?
- Oui. Selon l'art. 35a LCA révisée, toute assurance complémentaire maladie est résiliable au plus tard pour la fin de la troisième année, puis chaque année (préavis de trois mois, forme de texte) ; chez la plupart des caisses, la résiliation doit parvenir d'ici le 30 septembre. Ne résiliez que lorsque vous avez en main la confirmation d'admission écrite du nouvel assureur.
Sources
Sources officielles et bases légales de ce guide (liens externes).
- Loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal), RS 832.10 · Fedlex, Recueil systématique du droit fédéral
- Loi fédérale sur le contrat d'assurance (LCA), RS 221.229.1 · Fedlex, Recueil systématique du droit fédéral
- Assurance-maladie · ch.ch, Confédération, cantons et communes
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